tristhāna
Bien que ce concept ait différents niveaux de lecture et de profondeur, nous allons ici détailler ce principe dans le cadre de la pratique posturale du Yoga (Yogasanas).
Le terme Tristana ou tristhāna vient de KP.Jois et est utilisé dans la pratique d’Ashtanga Vinyasa. C’est un concept central du yoga postural contemporain, bien que peu connu ou conscientisé dans les autres types de Yoga. C’est pourtant ce qui différencie cette pratique des autres pratiques de mouvement.
Les composants de cette “triade” ont évolués et ont été adaptés avec le temps mais l’idée reste la même:
Breath - Dhristi - Bandha
ou
Breath - Drishti - Asana
Pour explorer ce concept nous resterons ici sur la deuxième option: Dhristi - Asana - Breath. Plus simple à aborder, car les Bandhas feront l’objet d’un post dedié vu leur complexité.
L’idée reste la meme, 3 points d’attention dans la pratique.
Breath: La respiration. Tout au long de la pratique la respiration est un rappel vers l’intérieur. Une respiration consciente permet - entre autres - de rester connecté à la pratique, d’observer le comportement de notre corps et de notre mental dans la posture.
L’état de la respiration sera un indicateur - comme un état des lieux - constant de notre aisance dans la posture et de notre qualité de présence dans la pratique.
Dhristi: “point de focus”. Le regard se pose sur un point précis qui est donné par l’enseignant. Si le regard part dans tous les sens, le mental part dans tous les sens. Placer son attention sur un point de focus neutre nous aidera à garder nos sens “sous control”.
Asana: la posture. Etre concentré sur la posture, les différentes actions à mener dans cette posture, nos sensations.
L’association de ces 3 points de concentrations internes permettent au mental / aux sens d’être “contenu.s”. Etre conscient de cet outil majeur de la pratique des asanas permet au pratiquant d’avoir des points de repères, des outils auxquels se raccrocher pour rester dans un travail interne.
Un outil à garder en mémoire. 3 points de focus à experimenter un après l’autre, qui viendront peut-être s’ajouter les uns aux autres avec le temps.
Hari Om,
Sîtâ